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Evaluation du CNRS : « Nous avons opté pour une co-construction du processus d’évaluation » (Michel Cosnard)

 

Michel Cosnard, président du Hcéres

 

Le CNRS a rendu public, le 18 janvier 2017, les résultats de son évaluation scientifique. A cette occasion, Michel Cosnard revient sur le contexte de l’évaluation et le rôle du Hcéres.

Dans quel contexte l’évaluation externe du CNRS s’est-elle déroulée ?
 
La loi du 22 juillet 2013 offre aux établissements la possibilité de recourir à d’autres instances  que  le Hcéres pour conduire leur évaluation externe. Dans ce cas, le Hcéres est chargé de valider les procédures d’évaluation mises en œuvre.

Cette possibilité a été retenue par le CNRS en mandatant un comité consultatif international pour réaliser son évaluation scientifique en juillet 2016.
A cette date, le Hcéres n’avait pas encore mis en place le dispositif permettant de valider les instances d’évaluation externe des établissements. Nous avons, dès lors, étudié comment accompagner le CNRS et nous avons opté pour une co-construction du processus d’évaluation. Depuis, le Conseil du Hcéres a adopté les « principes de validation des procédures d’évaluation mises en œuvre par d’autres instances » , mis en œuvre à partir de septembre 2016.

 

Quel a été le rôle du Hcéres ?
 
Concrètement, le Hcéres a été associé à la définition du référentiel d’évaluation et à la constitution du comité.  Précisons que les procédures d’évaluation d’autres instances n’ont pas l’obligation d’être identiques à celles du Hcéres pour être validées. Seuls des grands principes déontologiques et méthodologiques communs sont exigés : l’indépendance, l’absence de conflit d’intérêts et la transparence. Nous avons demandé au CNRS de veiller à ces caractéristiques. J’ai plaisir à dire que le processus mis en place a permis de vérifier ces conditions.
J’ajouterais, par ailleurs, que le CNRS a fait le choix de demander au Hcéres l’évaluation de l’ensemble de ses unités de recherche, tout comme ses interactions avec d’autres établissements dans le cadre des regroupements territoriaux.