Attendus de l’évaluation

Le référentiel : outil de dialogue entre évalué et évaluateur

Le référentiel d’évaluation des coordinations territoriales fixe les attendus relatifs aux contenus du rapport d’autoévaluation de la coordination territoriale, et en miroir, ceux relatifs au rapport d’évaluation externe produit par le comité de pairs experts.

Ces attendus sont fondamentalement de deux ordres :  

  • liés au fonctionnement institutionnel : les principales dimensions d’une institution sont analysées (positionnement et stratégie, organisation, gouvernance et dispositifs de pilotage) ; ces attendus sont déclinés dans les deux premiers domaines du référentiel. 

  • liés aux missions et activités de la coordination territoriale : le troisième domaine du référentiel, qui en décline les attendus, est rédigé de manière générique, de façon à s’adapter à la diversité des missions et activités que les coordinations territoriales peuvent porter (elles ne sont pas du tout uniformes sur ce plan).  

Le référentiel reflète le choix d’évaluer la capacité de l’établissement en charge de la coordination territoriale à adapter son organisation, sa gouvernance et ses outils de pilotage, aux orientations stratégiques qu’il s’est fixées.

La pratique de l’autoévaluation

L’autoévaluation peut apparaître comme un acte banal dans le monde de l’ESR, habitué à produire des bilans d’activité et des projets d’établissement. Mais c’est en fait un exercice assez difficile à réaliser, dépassant le catalogue des réalisations de l’établissement pour les inscrire dans une trajectoire de développement, orientée par des ambitions et des choix stratégiques, analysée d’un point de vue critique en dégageant des forces et faiblesses.

Les attentes concernant le contenu du rapport d’autoévaluation peuvent se résumer ainsi :  

  • l’explicitation de la méthode utilisée et des acteurs mobilisés pour la mise en œuvre de l’autoévaluation ; 

  • la présentation, par activité, de la stratégie institutionnelle poursuivie durant la période de référence soumise à évaluation, et des dispositifs mis en œuvre pour chaque activité ; 

  • l’explicitation des indicateurs de pilotage que la coordination territoriale a choisis pour chaque activité ; 

  • l’explicitation pour chaque activité des données que l’institution juge utiles à son évaluation externe ; 

  • un rapport focalisé sur des dimensions d’analyse critique et limitant les approches descriptives au minimum nécessaire à la compréhension de l’organisation des activités.