Témoignage d'Anne-Marie JOLLY

Conseillère de la Présidence de la Commission des titres d'ingénieur (CTI)
"Avec la contractualisation en rythme quinquennal, la CTI et le Hcéres devaient effectuer la même année leurs procédures. Pour simplifier la tâche des écoles, nous avons décidé de mettre en place des outils communs."

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Quelles sont les grandes différences en matière d’évaluation entre la CTI et le Hcéres ?

La Commission des titres d’ingénieur ne s'intéresse, contrairement au Hcéres, qu'aux formations d'ingénieurs. Elle ne se penche pas, par exemple, sur les formations juridiques ou médicales. La CTI rend un avis sur l’offre de formation des écoles d’ingénieurs publiques. Sur la base de cet avis, le ministère délivre une accréditation. Pour les écoles privées, la CTI accrédite directement.

Comment se coordonnent les campagnes entre la CTI et le Hcéres ?

L’éventualité d’une collaboration était dans les conversations depuis longtemps mais c’est l'arrivée de Michel Cosnard qui a permis une avancée. Avec la contractualisation en rythme quinquennal, la CTI et le Hcéres devaient effectuer la même année leurs procédures. Pour simplifier la tâche des écoles, nous avons décidé de mettre en place des outils communs. Ils sont au nombre de deux : le dossier unique et les audits coordonnées. Les écoles ont ainsi rempli un seul dossier d'auto-évaluation en septembre 2017 qu’elles ont rendu en décembre de la même année. Quant aux audits coordonnés, ils ont permis que les experts aillent ensemble dans les établissements et puissent mener un certain nombre d'entretiens en commun.

Comment se passe la collaboration entre la CTI et le Hcéres sur le plan international ?

Nous sommes ensemble dans plusieurs réseaux : le Réseau européen des agences qualité (ENQA) ou encore FrAQ-Sup. Nous sommes également inscrits au registre européen d’assurance qualité pour l’enseignement supérieur (EQAR). Il s'agit donc, pour nous, d’être présents de manière unie vers l'extérieur. Nous avons ainsi signé un protocole nous engageant à évaluer, ensemble, des instituts Franco-chinois. Ce type d’initiative contribue à montrer la puissance de la formation en France et, par conséquent, à regagner du leadership sur la scène internationale. Notre mission commune consiste à montrer aussi, qu'en France, l'enseignement supérieur fonctionne bien.