Témoignage de Cecilia Bibbò

Responsable de service, Agence nationale italienne pour l’évaluation des universités et de la recherche (ANVUR)

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Que représente pour l’Anvur sa participation dans le consortium Eriec1 ?

Le contexte économique actuel enjoint l’Europe à garantir une utilisation efficace et durable des fonds. Le nouveau consortium Eriec permet de coopérer avec succès sur des questions à impact socio-économique significatif. En prenant part au consortium, l’Anvur agit véritablement pour la promotion de l’enseignement supérieur, de la recherche avancée et de l’innovation en Europe. L’agence développe ainsi ses capacités à opérer au niveau transnational et à partager et confronter idées, pratiques et méthodes. 

Avez-vous noté des différences singulières entre les procédures françaises et italiennes d’assurance qualité ?

Sans tenir compte des différences spécifiques entre les législations et les exigences nationales, les procédures et méthodologies d’assurance qualité adoptées par les deux agences ne présentent pas de différences particulières.

Quelles perspectives européennes voyez-vous pour cette coopération ?

C’est une question complexe. Eriec soutient l’innovation et la croissance des réseaux de recherche, ainsi que leur financement public. Exemple vertueux de coopération entre agences nationales d’évaluation de la recherche, cette initiative stimule le partage d’expériences et de bonnes pratiques en la matière. Elle soutient la création, le développement et le transfert de méthodes innovantes en Europe. Tout cela offre de nouvelles perspectives pour cette coopération, qui pourrait s’ouvrir à d’autres agences nationales d’évaluation.

 


 

1 Le 1er avril 2019, le Hcéres (France), l’Anvur (Italie) et l’AEI (Espagne), agences européennes d’évaluation, ont signé un accord-cadre de coopération pour l’évaluation d’infrastructures européennes de recherche, créant ainsi le consortium Eriec (European Research Infrastructure Evaluation Consortium).