Témoignage de Michelle Hadchouel

Directrice de Recherche Emérite, Inserm  
"Mon implication dans le domaine de l’Intégrité scientifique est liée à l’évolution des conditions dans lesquelles s’exerce le métier de chercheur..."

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Michelle Hadchouel

Mon implication dans le domaine de l’Intégrité scientifique est liée à l’évolution des conditions dans lesquelles s’exerce le métier de chercheur et aux conséquences délétères sur le fonctionnement des laboratoires qui peuvent pousser au "vite fait, mal fait" et au non respect de principes déontologiques qui trop souvent sont encore mal connus aussi bien par les jeunes chercheurs que par les seniors.

J’ai été Déléguée à l’intégrité scientifique de l’Inserm de 2008 à 2016. L’organisation de notre système de recherche où les membres d’un même laboratoire dépendent d’opérateurs de recherche différents m’a rapidement amenée à impliquer toutes les institutions concernées dans les enquêtes à la suite du signalement d’un manquement à l’intégrité. La nécessité de règles claires et communes pour les chercheurs et pour les institutions françaises a donc été l’un de mes chantiers prioritaires. La Charte nationale de déontologie des métiers de la recherche a été publiée en janvier 2015. Cette charte a été la première au niveau européen à  mettre l’accent sur la responsabilité dans le travail collectif qui est le plus souvent la base de l’activité de recherche. La mise en place d’une structure nationale dédiée à l’intégrité scientifique à l’instar de nombreux pays européens est apparue indispensable. La création de l’OFIS va permettre d’accompagner la diffusion de la culture d’intégrité scientifique en France. Enfin, les échanges avec ENRIO le réseau européen des référents intégrité créé en 2007 ont été pour moi fondamentaux et mon deuxième chantier a été la création du réseau français de référents intégrité en 2017.